Elfsteden avec le Van. Avec le camping-car à travers la Frise.
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Le Twin et l'Elfstedentocht

Leeuwarden, la capitale de la province de Frise, est traditionnellement le lieu de départ et d'arrivée. L'Elfstedentocht a été (officiellement) courue pour la première fois en 1909 et a lieu au maximum une fois par hiver. Elle ne peut être organisée que si l'épaisseur de la glace le permet. Au total, cet événement de patinage n'a eu lieu que quinze fois. La dernière a eu lieu en 1997. C'est une compétition, mais en marge, plusieurs milliers de passionnés font la randonnée. Une carte avec onze cachets est la preuve que vous avez terminé le voyage.

Alternatives

Le changement climatique ne contribue pas à la poursuite de l'Elfstedentocht. Divers Elfstedentocht alternatifs ont donc été créés. Les patineurs se déplacent chaque année vers le Weissensee en Autriche, où l’on est plus sûrs d’avoir de la glace. Aux Pays-Bas, vous pouvez désormais parcourir l'Elfstedentocht à vélo (de course), scooter, moto, oldtimer, canoë, SUP, natation (..),et bien sûr aussi en camping-car. Outre la possibilité de le faire individuellement, Margreet Dröge du Camping Leeuwarden et moi-même avons organisé deux versions hivernales pour campeurs. Onze camping-cars, onze jours, onze villes frisonnes. Les deux fois, notre Twin 640 SLB a servi de chambre d'hôtel, de bureau et de «voiture de commandement» pour donner aux participants des conseils, signaler les points de rendez-vous et bien plus encore.

Le 11 février, onze campeurs se rendront sur le site du Camping Leeuwarden : trois modèles profilés et huit vans. Ici, les participants reçoivent le premier des onze cachets requis. La première nuit correspond bien à l'Elfstedentocht : il fait très froid. Le Combi 6E et le chauffage de plancher du Twin le rendent très agréable à l'intérieur.

Le premier cachet « Elfsteden » à Leeuwarden est suivi du second à Sneek, sur l'aire de camping-car récemment construite à la marina et au camping De Domp. Un des participants y nage quelques longueurs dans l'eau glacée : "Je fais ça tous les dimanches avec un groupe et j'ai dit que je continuerai pendant le CamperElfstedentocht." Les autres campeurs regardent avec admiration, manteaux bien fermés face au vent glacial.

Deux nuits

On reste toujours au même endroit pendant deux nuits : les onze villes se visitent à pied, à vélo ou en camping-car. Le troisième cachet est apposé à IJlst le lendemain. De Sneek, les participants marchent ou font du vélo, contre le vent déjà fort jusqu'à un café à IJlst, où un buffet chaud pour le déjeuner nous attend. 

Pendant ce temps, le vent se renforce : la tempête Dudley approche, la première des trois qui va nous affecter considérablement durant ces onze jours. Eunice et Franklin sont déjà dans la salle d'attente. Un jour plus tard, la ville de Sloten est une révélation pour la plupart des participants. Juste à l'extérieur de la zone bâtie se trouve un parking où les campeurs peuvent stationner pendant quelques heures.

Stavoren a été la première ville néerlandaise à avoir des droits de cité. A l'approche de cette ancienne cité hanséatique, Dudley souffle déjà beaucoup : la capitainerie de la Marina Stavoren Buitenhaven, située directement sur l'IJsselmeer, nous conseille de mettre les camping-cars nez ou dos au vent. La nuit sera agitée... un des participants ne veut pas attendre les prochains orages et s'en va.

Nous avons abandonné le projet de faire du vélo jusqu'à Hindeloopen (..): nous démarrons les camping-cars et roulons le long de la digue via Molkwerum jusqu'à Hindeloopen. Il y a un grand parking à proximité du centre historique. Nous estampillons notre carte des onze villes dans l'unique musée du patinage et sommes horrifiés par l’orteil gelé d'un patineur.

Eunice

Nous nous installons au mini camping Sudersé à Workum à l'approche de la tempête Eunice - avec des rafales de vent jusqu'à 140 km/h. Pour éviter de rester coincés dans l'herbe détrempée et être plus à l'abri, nous stationnons les véhicules sur des surfaces dures, derrière un cabanon et proches les uns des autres. Une autre nuit « agitée », mais encore une fois sans dommage pour les camping-cars. Les auvents de diverses caravanes, quoique solidement attachés, n'ont pas survécu à Eunice cette nuit-là.

Célèbre ‘Elfstedenbruggetje’: un portrait sur chaque dalle. Ensemble, ils forment l'image des patineurs.

La prochaine ville frisonne est Harlingen. Je décide de ne pas laisser les participants passer la nuit ici : il n'y a pas d'abri et nous sommes en plein sur la Waddenzee. A Franeker, un terrain de camping offre une solution : bien que plusieurs champs soient inondés et verglacés, on peut se garer sur les parkings et autres trottoirs. Le lendemain matin, à Franeker, nous regardons avec étonnement l'œuvre de toute une vie du Frison Eise Eisinga : son planétarium. Très probablement un site du patrimoine mondial de l'UNESCO dans un avenir proche.

Sur la carte de timbres CamperElfsteden, il reste alors encore un espace libre. Pour cela, nous nous rendons à Dokkum. Nous observons le tournant de l'Elfstedentocht et déjeunons au KB Food & Drinks, qui est également un poste de contrôle.

Le Tegeltjesbrug entre Lekkum et Giekerk se compose de plus de quatre mille dalles sur lesquelles sont représentées des photos de participants de l’Elfstedentocht. L'ensemble des portraits représente une image de patineurs : l’informatique a bien aidé les dessinateurs. Non seulement les gagnants et les coureurs sont représentés sur les dalles, mais aussi des milliers de patineurs du tour. Y compris W.A. van Buren, le vrai patronyme du roi des Pays-Bas (qui était à l’époque encore le Prince Willem-Alexander), lequel a terminé la randonnée en 1986.

Printemps

La deuxième édition du CamperElfstedentocht, en mars, ne ressemble en rien à la première version. Températures presque estivales, gorgées de soleil, sans vent. Vous ne pouviez pas rêver d'un climat plus printanier. Agréable certes, mais en même temps beaucoup moins 'héroïque'. La cerise sur le gâteau est l'histoire de Ben Sosef, qui a fait le tour trois fois. Il raconte ses épopées de manière savoureuse!

Lors de la première édition, nous avons toujours raccordé le van au secteur, en particulier pour le chauffage (au sol) ; lors de la deuxième édition, le cable était restée inutilisé à l'arrière. Panneau solaire, batterie au lithium et déplacements réguliers rendent notre Twin indépendant d'une alimentation externe. Cela amplifie l'agréable sensation de liberté !

 

Texte et photos: Willem Laros

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